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Joris Wayne
Hauselmann
Affiche de campagne de Christophe Capelli pour les élections municipales 2026 à Cissac-Médoc

Comment construire une communication de campagne municipale claire et identifiable ?


Comment construire une communication de campagne municipale claire et identifiable ?


À Cissac-Médoc, en Gironde, la campagne municipale 2026 de Christophe Capelli est partie d’une demande assez simple : concevoir une brochure. Le besoin réel était beaucoup plus large. Il fallait créer une direction artistique, structurer un programme électoral encore mouvant et déployer un système visuel cohérent sur l’ensemble des supports de campagne. L’objectif : rendre un projet dense plus lisible, plus vivant et immédiatement reconnaissable, sans l’enfermer dans les codes visuels d’un parti politique.

Projet

Campagne des élections municipales 2026 à Cissac-Médoc

Candidat

Christophe Capelli – liste « cissac, ensemble faisons battre son coeur »

Lieu

Cissac-Médoc – Médoc, Gironde

Mission

Direction artistique, conception éditoriale, identité de campagne et déclinaisons

Supports

Programme électoral, flyers/dépliants, affiches, réseaux sociaux, présentation, signature mail, préparation et retouche photo, simulations de projets

Diffusion / résultat

Brochure tirée à environ 1 700 exemplaires et distribuée en porte-à-porte. Liste élue au 1er tour avec 858 voix, soit 71,56 % des suffrages exprimés.


D’une brochure à une direction artistique complète

Au premier échange, Christophe Capelli souhaitait surtout disposer d’une brochure pour présenter son programme. Je l’ai rapidement orienté vers une approche plus globale : avant de décliner des pages, il fallait donner une forme cohérente à la campagne elle-même. Il avait une ambition claire : « mettre le paquet » sur la présentation, mais peu de matière graphique, pas de charte établie et encore beaucoup d’idées à organiser.

Le rôle a donc dépassé celui d’un simple exécutant graphique. J’ai construit le territoire visuel, mais aussi le système éditorial capable d’absorber les contenus à mesure que le programme se précisait. Je recevais notamment les comptes rendus des réunions de travail : il fallait les décortiquer, hiérarchiser les propositions, reformuler certains passages, bâtir le chemin de fer puis transformer l’ensemble en documents compréhensibles et cohérents.


Créer un univers vivant sans code partisan trop marqué

La demande créative tenait en trois mots : vivant, moderne et frais. Comme la candidature ne cherchait pas à afficher un ancrage partisan fort, j’ai volontairement évité une palette réduite à une couleur politique traditionnelle. Le bleu profond apporte la stabilité, tandis que le turquoise, le jaune et l’orange introduisent davantage d’énergie et de proximité.

L’idée du cœur existait déjà comme intuition dans les échanges. À partir de cette base, j’ai développé le slogan « Ensemble, faisons battre son cœur » et un jeu graphique autour du cœur intégré à Cissac. Les formes géométriques arrondies, avec une influence volontairement simple et légèrement Bauhaus, apportent de la douceur et permettent de construire rapidement des compositions très identifiables. Les silhouettes humaines cassent de leur côté le registre institutionnel classique et replacent les habitants au centre de la communication.


Faire tenir un programme dense sans perdre le lecteur

Le vrai défi n’était pas de « faire joli », mais de rendre lisible un volume d’informations qui augmentait en permanence. Le programme devait parler d’école, de jeunesse, de santé, de sécurité, de vie associative, de cadre de vie, de finances ou encore d’équipements sportifs, tout en gardant une continuité graphique.

J’avais initialement imaginé une double page centrale plus épurée, articulée autour d’une carte illustrée de Cissac-Médoc pour résumer les projets phares. Au fil des validations, la priorité donnée à l’exhaustivité a augmenté la quantité de texte et cette piste a été abandonnée. Le système graphique a donc été adapté pour accepter davantage de contenu : blocs très hiérarchisés, couleurs par thématique, repères visuels et alternance entre informations courtes et développements plus détaillés.

Cette évolution résume bien l’intérêt d’une direction artistique sur un projet éditorial : une maquette n’est pas une image figée. Elle doit pouvoir encaisser des corrections, des ajouts et de nouveaux arbitrages sans perdre sa logique.


Donner à voir des projets qui n’existaient pas encore

Autre contrainte : la campagne disposait de peu de matière photographique exploitable pour illustrer les projets futurs. J’ai donc combiné photographie, retouche, photomontage et génération d’images par IA pour produire rapidement des visuels de projection : aménagements, équipements, voirie ou espaces publics.

L’IA n’était pas utilisée comme une fin en soi, mais comme un outil de production parmi d’autres. Selon les besoins, une image pouvait être générée, recomposée ou intégrée dans un photobashing afin d’obtenir une représentation suffisamment crédible pour permettre aux habitants de comprendre une intention. Les documents signalaient ces visuels comme des illustrations générées par IA lorsque c’était le cas.


Déployer une campagne cohérente sur tous les supports

Une fois le système posé, il a été décliné sur l’ensemble des points de contact de la campagne : programme électoral, flyers et dépliants, affiches, supports pour la réunion publique, visuels Facebook, présentation, signature mail, préparation photographique et retouches.

Le même vocabulaire visuel devait fonctionner aussi bien sur une couverture très visible que dans plusieurs pages de texte dense ou sur un format social consulté en quelques secondes. Cette cohérence a permis à chaque nouveau support d’être immédiatement rattaché à la campagne, sans repartir de zéro à chaque demande.


Un résultat net au premier tour

Le 15 mars 2026, la liste « cissac, ensemble faisons battre son coeur » conduite par Christophe Capelli a été élue dès le premier tour à Cissac-Médoc avec 858 voix, soit 71,56 % des suffrages exprimés. La communication n’explique évidemment pas à elle seule un résultat électoral : elle donne en revanche à un projet politique les moyens d’être présenté de façon claire, cohérente et accessible.

De mon côté, je retiens surtout la transformation du brief initial. Ce qui devait être une brochure est devenu un véritable dispositif de communication de campagne, avec un travail de direction artistique, d’édition, de synthèse et de production print. C’est précisément le type de projet où la différence entre exécution graphique et direction artistique devient très concrète.


Voir le projet


Retrouvez les principaux supports et visuels de la campagne municipale Cissac-Médoc 2026 dans la page projet : voir le projet Cissac-Médoc 2026


Vous avez un projet éditorial, print ou une communication globale à structurer ? J’interviens en direction artistique pour transformer des contenus parfois complexes en systèmes visuels clairs, cohérents et capables de vivre sur plusieurs supports.

Logotype officiel en monogramme blanc de Joris Hauselmann, directeur artistique indépendant.